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HENRY
RODRIGUEZ H.

Certains ouvrages portent un nom énigmatique. Il faut parfois parcourir le résumé en quatrième de couverture ou découvrir la biographie de l’auteur pour comprendre le monde imagé qui se cache derrière les premiers mots. Il en est de même des œuvres picturales d’Henry Rodriguez H. Des titres intrigants que l’on comprend par ses origines, son parcours professionnel ainsi que son inspiration dans la Grèce Antique.

Tout d’abord son pays d’origine : la Colombie où il est né. Pays d’Amérique latine coincé entre les Andes et les Caraïbes à qui on doit un Prix Nobel de Littérature et le peintre et sculpteur Botero. Bogota plus exactement, devenue célèbre pour ses graffitis et son street art où les artistes du quotidien viennent écrire des pages de vie et d’expériences. Des couleurs, des visages, des histoires à rue ouverte que l’on retrouve dans les contes et récits d’Henry Rodriguez H.

“…Une invitation au voyage des mythes, des rêves et d’une réalité tout en dérision…"

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En effet ce sont les arts graphiques qui l’ont attiré dès le début de sa carrière. Une discipline dont il est diplômé et dont il fait rapidement sa passion et son métier. Une participation active dans le magazine El Malpensante puis une collaboration d’une dizaine d’années pour une société spécialisée dans l’art décoratif et les ornements pour des œuvres exportées aux USA. En parallèle de cela des commandes pour des peintures et des fresques ainsi que des illustrations pour les couvertures et ouvrages d’une petite maison d’édition Ediciones Aurora pendant plus de 15 ans. Au-delà de l’art, il y a le message : s’exprimer au travers de figures appartenant à des mythes d’hier et d’aujourd’hui. Tous les tableaux  d’Henry Rodriguez H. racontent une histoire, son histoire. Sorte d’Odyssée dans un monde contemporain.

La culture grecque est à ce titre très présente au travers de ses figures mythiques, telles que Perséphone ou Ulysse. Une histoire antique modèle de l’histoire de l’humanité. Ainsi la série des Argonautes raconte le retour au pays de ses amis d’études, qui après plusieurs années passées à l’étranger, ne reconnaissent plus leur chez eux. Le parcours du peintre aussi à son arrivée en France : explorateur d’un nouveau monde aux codes étranges dans lequel il est étranger.

Derrière son masque il est inconnu aux passants et semble découvrir l’univers au travers de ce casque transparent. Une barrière qu’il ne demande qu’à faire tomber tant sa conception de l’art est le partage. Ouvrir son cœur, s’ouvrir aux autres, partager son savoir. Lier l’imaginaire collectif à son expérience personnelle. La peinture devient ainsi une façon de donner du sens et laisser une trace derrière lui.

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Toutes ses œuvres sont emblématiques de son parcours. La série des Argonautes d’abord, symbole d’une période de crise sanitaire où nous avons été masqués et où nous avons évolué dans un monde qui nous était comme inconnu. Les énormes objets qui pèsent sur la tête des personnages, sont désormais en lévitation, symbolisant la disparition d’un mal qui nous a tant pesé. Il faut découvrir également les figures féminines, constituant le fil conducteur de l’œuvre de l’artiste. Telle cette Perséphone très colorée, symbole du Printemps ou cette Pénélope noire qui attend un Ulysse qui la rejoint en hors-bord.

Des illustrations dont le moindre détail est riche de sens, non sans rappeler l’influence de Salvador Dali, dont la peinture a, depuis l’enfance, inspiré Henry Rodriguez H. Une filiation naturelle quand on sait l’amour du peintre espagnol pour la Renaissance italienne, expression des mythes de l’Antiquité.

Une invitation au voyage des mythes, des rêves et d’une réalité tout en dérision à ne pas manquer !

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